20.05.2006
Lorsque tout se precipite...
Oui, je sais, je vous neglige...
En ce moment tout bouge, la fin de l'année arrive à grands pas, les échéances se rapprochent et passent, le temps vire au beau...
Et puis, aussi, moins à dire, moins idsponible dans la tete, la chaleur rend dolent.
Donc oui, je vais bien, je ne sais pas trop où j'en suis comme d'habitude, peu de nouveautés dans ma vie aussi; si ce n'est que je redescend le Rhone sous peu pour m'installer dans cette ville pour laquelle j'ai une relation conflictuelle nommée marseille.
Et puis oui, nouveauté peut etre, revu une personne que j'appreciait énormement et que j'avais perdu de vue depuis 5 ans, et tout est revenu, amitié (ou autre chose) à cultiver.
Vu V pour Vendetta, et.... bof... Decu par tout ce qui est passé sous silence de peur de choquer, enchanté par la partie qui concerne Valerie qui a ete magistralement interpretée, mais c'est la seule.
Revu aussi des anciens amis de mes parents qui m'ont vu naitre, et que je n'avais pas vu depuis 20 ans, c'etait marrant cette redecouverte au cours d'une randonnée au pays de Giono.
Et puis, et puis, preparation de ma maison à accueillir un certain nombre de personnes pour l'ete, ca risque d'etre rigolo je sens.
Voila, rien de plus sinon,
Ah si, il faudrait que je change de clavier, celui ci est de plus en plus bizarre et avale de plus en plus de lettres :)
11:13 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.04.2006
Les bergamotes
En ce qui me concerne, ce ne sont pas les madeleines, mais les bergamotes (le fruit) qui me renvoie dans le passé et dans ses gouts.
Et là, ça a pris la forme de musique, comme souvent...
Vous avez pu voir que j'étais plutot accro de Marie Laforêt, et je l'avoue elle a quand même pondue pas mal de merde. Ceci étant, parfois, surnage des bijoux. J'aimerai vous en confier deux:
Le premier concerne un village au fond de l'eau qui me renvoie à mon enfance, je suis né prés de Serre Ponçon où un village fut englouti quand j'étais haut comme trois pommes. et j'ai connu des gens qui ont effectivement laissés leur mémoire au fond de l'eau. La derniere fois, je suis tombé sur ce morceau de manière complétement fortuite et tout est revenu, ça à fait tout drole:
Un des autres morceaux de la dame qui me met dans un etat assez particulier est celui-ci
Qu'y a-t-il de changé
Un carillon ding dong
Fait un peu de ping pong
Dans l'espace léger
Les cloches se répondent
Aux quatre coins du monde
Qu'y a-t-il de changé ?
Un soleil blanc là-bas
Ajoute un zéro à
L'addition de l'été
Il fait beau dans la tête
Des gens de la planète
Est-ce l'éternité ?
Un Pierrot fou d'amour
A cent fois fait le tour
Du monde en cerf-volant
Il fait tourner les tables
Il a l'air d'un bon diable
Sous son air insolent
Les enfants ont du cœur
Ils font pousser des fleurs
Autour de leurs cerceaux
Rien qu'en faisant la ronde
Ils bâtissent un monde
Où les enfants sont beaux
Tous les chasseurs d'antan
Jouent à tuer le temps
Plus jamais de vautours
Les gibiers de potence
Ont mis leur insolence
Au compte de l'amour
Tout ceci n'est pas vrai
C'est un mauvais portrait
Eh bien ma foi tant pis
Puisque le jour se lève
Et dessine mon rêve
Aux formes de Paris
Car le monde est au fond
Au fond au fond au fond
Comme dans les chansons
Et les jours où il pleut
Quand le ciel est moins bleu
Y a qu'à fermer les yeux
Il me fait penser à de la jonglerie, à des bateleurs et à la sérénité qui est toujours à porté pourvu que l'on se donne la peine de regarder où l'on doit voir...
13:05 Publié dans Heure magique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.03.2006
Nostalgies
J'ai eu tort, je suis revenue
dans cette ville loin perdue
ou j'avais passe mon enfance.
J'ai eu tort, j'ai voulu revoir
le coteau ou glissaient le soir
bleus et gris ombres de silence.
Et je retrouvais comme avant,
longtemps apres,
le coteau, l'arbre se dressant,
comme au passe.
J'ai marche les tempes brulantes,
croyant etouffer sous mes pas.
Les voies du passe qui nous hantent
et reviennent sonner le glas.
Et je me suis couchee sous l'arbre
et c'etaient les memes odeurs.
Et j'ai laisse couler mes pleurs,
mes pleurs.
J'ai mis mon dos nu a l'ecorce,
l'arbre m'a redonne des forces
tout comme au temps de mon enfance.
Et longtemps j'ai ferme les yeux,
je crois que j'ai prie un peu,
je retrouvais mon innocence.
Avant que le soir ne se pose
j'ai voulu voir
les maisons fleuries sous les roses,
j'ai voulu voir
le jardin ou nos cris d'enfants
jaillissaient comme source claire.
Jean-Claude, Regine, et puis Jean -
tout redevenait comme hier -
le parfum lourd des sauges rouges,
les dahlias fauves dans l'allee,
le puits, tout, j'ai tout retrouve.
Helas
La guerre nous avait jete la,
d'autres furent moins heureux, je crois,
au temps joli de leur enfance.
La guerre nous avait jetes la,
nous vivions comme hors la loi.
Et j'aimais cela. Quand j'y pense
ou mes printemps, ou mes soleils,
ou mes folles annees perdues,
ou mes quinze ans, ou mes merveilles -
que j'ai mal d'etre revenue -
ou les noix fraiches de septembre
et l'odeur des mures ecrasees,
c'est fou, tout, j'ai tout retrouve.
Helas
Il ne faut jamais revenir
aux temps caches des souvenirs
du temps beni de son enfance.
Car parmi tous les souvenirs
ceux de l'enfance sont les pires,
ceux de l'enfance nous dechirent.
Oh ma tres cherie, oh ma mere,
ou etes-vous donc aujourd'hui?
Vous dormez au chaud de la terre.
Et moi je suis venue ici
pour y retrouver votre rire,
vos coleres et votre jeunesse.
Et je suis seule avec ma detresse.
Helas
Pourquoi suis-je donc revenue
et seule au detour de ces rues?
J'ai froid, j'ai peur, le soir se penche.
Pourquoi suis-je venue ici,
ou mon passe me crucifie?
Elle dort a jamais mon enfance.
Barbara, Mon enfance
Ce texte est terrible, terriblement vrai.
23:06 Publié dans Fondations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note



